BIBLIOTHÈQUE DE PHILOSOPHIE COMPARÉE

Collections

http://www.philosophiedudroit.org/

 

____________________________________________________________________________

 

 

JEAN-MARC TRIGEAUD

 

Métaphysique et éthique au fondement du droit

 

TABLE DES MATIÈRES

 

I. Commencement et totalité

                1. Idée de personne et vérité du droit 

                De la Dikélogie à la prosopologie

                2. Personne humaine et droit

 

II. Relectures du masque

                3. La personne démasquée. Mythes et symboles de la prosopologie

4. La personne extériorisée. Le mythe d’Épiméthée ou le passage du prosôpon au droit

5. La personne théâtrale. Le prosôpon entre l’esthétique tragique et le droit

 

III. La nature en procès

                6. Du droit naturel au juste personnel : regards rétrospectifs

7. La nature dénaturalisée. De l’impuissance de la « Naturalistic fallacy » à atteindre la personne 

                8. Ce droit naturel que le positivisme a inversé

                Réponse au Prof. Hartney

                9. Subjectivité et personnalité juridiques

 

IV. L’humanisme élargi vers la personne

                10. « Humanisme de la liberté » dans la perspective de l’humanisme légazien

11. Droits naturels et droits de l’homme à l’aube du XXIème s. : la tradition du droit naturel et son dépassement personnaliste

12. La personne religieuse : « Droit et religion »

 

V. Le juste désenclavé du politique

                13. Connaissance et normativité : la fonction législative

14. La personne européenne. Du fondement philosophique d’une citoyenneté européenne : entre universalisme et généricisme

15. L’Europe comme idée du juste ou la « terre intérieure »

16. Qui t’a fait juste ? des filiations personnelles

 

VI. Une métaphysique juridique du concret

                17. La personne humaine, sujet de droit

                18. Sympathie et responsabilité pénale. L’inspiration smithienne

                19. Le principe prosopologique : présumer en chacun l’être intégral

                20. Le dernier mot

                21. De l’authenticité de la philosophie du droit dans la culture d’aujourd’hui

 

______________________________________

EXTRAITS :

 

Entre deux tendances contemporaines, ce nouveau recueil s’engage dans une troisième voie.

D’un côté, en effet, il faut tenir compte du néo-scepticisme et du néo-empirisme des positivismes ou des « théories de la justice ». Ils entretiennent le refus d’une unité de référence, d’un critère objectif, et ils promeuvent l’opinion à la place de la vérité, le « consensus » au lieu de l’universel.

D’un autre côté, l’on ne saurait négliger non plus un néo-dogmatisme et un néo-rationalisme du « droit naturel » souvent ralliés paradoxalement par des « théories de la justice », courants qui, sous prétexte de pourchasser le relativisme, s’attachent à un fondement mais qui le veulent « fondateur » de solutions et y absorbent toute la réalité de l’être et du devoir-être.

Il s’agit précisément ici de récuser ensemble le positivisme, les théories de la justice et les droits naturels en cette acception péjorative ou diminuante, et de se tourner vers le donné radical et existentiel de la personne singulière sous la nature abstraite.

Tel est l’ordre « fondationnel » où l’on peut se placer. Telle est l’authentique source d’un juste naturel engendrant un « droit naturel », sans céder au sens théorique et réducteur que la modernité illuministe a conféré à cette expression en l’altérant de manière définitive et en subvertissant et caricaturant à l’extrême l’enseignement classique à ce sujet.

Le « fondationnel » indique ce qui est vrai et juste sans avoir à dépendre d’une utilité pratique : il n’est pas exactement « fondateur » comme un principe ou son axiome mais il est plutôt causal comme un présupposé. C’est cet ordre qu’explore une enquête à la fois métaphysique et éthique. Elle fuit les doutes des uns et les certitudes des autres, elle se libère de leur formalisme commun, car elle le juge générateur d’exclusion, et elle soustrait ainsi le droit à son essence en le rattachant à une justice qui le dépasse : elle soumet le pouvoir de la volonté et de la raison à l’inconditionnalité de l’être et de l’esprit……………………….Avertissement, p. 11

 

_______________________________________________

Jean-Marc Trigeaud, n. 28 déc. 1951 à Bordeaux, philosophe et juriste de formation, lauréat et docteur d’État de l’Université Panthéon-Assas (Paris II), il est professeur de philosophie du droit à l’Université Montesquieu Bordeaux IV.

Il appartient à diverses institutions scientifiques internationales et académies étrangères (il est notamment Membre d’honneur de l'Académie Royale Espagnole, section législation et jurisprudence, de l’Académie des lettres et arts de Modène et Correspondant de l’Académie nationale de droit et sciences sociales de Cordoba/Arg., co-fondateur de la Société internationale pour l’unité des sciences). Il figure au comité de direction scientifique de nombreuses collections et revues internationales (a été membre du comité de direction des Archives de philosophie du droit, Paris, Sirey, 1983-1990, et co-rédacteur en chef 1991-2005 ).

Traduit en plusieurs langues, il est l’auteur de plus de deux cents publications principales en philosophie du droit, dont plus d’une dizaine d’ouvrages fondamentaux. Plus de douze mille pages publiées ayant donné lieu à plus de deux cent articles de recensions et recherches  universitaires dans le monde. Son domaine essentiel demeure la philosophie juridique, politique et morale dans une orientation résolument métaphysicienne et soucieuse d’une ouverte à la théologie. Il s’est enfin engagé, suivant les mêmes thèmes et perspectives, dans l’approche comparée des mythes et des cultures et dans la critique esthétique.

Aspects bio-bibliographiques : American Biographical Institute et Philosopher’s Index ; Justice et tolérance : chap. X.I ;

Métaphysique et éthique... : chap.10.

 

DU MÊME AUTEUR, hors B.P.C.

La possession des biens immobiliers, nature et fondement, (prix Picard Université de Paris II), préf. F. Terré, Paris, ed.Economica, 1981, X-632 p.

Essais de philosophie du droit, Gênes, Studio ed. di Cultura (col. “ Bib. Filosofia Oggi” –35), 1987, 350 p. (épuisé)

Une peinture de l’expectative. Essai sur l’esthétique de F. Bellomi (bilingue), trad. Vittoria Ambrosetti-Salvi, Vérone, Accad. Belli Arti, Cignaroli, 1988

Philosophie juridique européenne. Les institutions. (dir. J.-M. T.), L’Aquila-Roma, ed. Japadre (col. « Categorie Europee » - 16), 1988, 216 p.

Persona ou la justice au double visage, Gênes, Studio Editoriale di Cultura (col. « Nuova Bib. Filosofia Oggi » - 1), 1990, 300 p. (épuisé)

Notices de philosophie du droit à l’Encyclopédie de philosophie universelle, Paris, P.U.F., volumes « Notions », 2 t., 1990, et « Œuvres », 2 t. 1991, et au Dictionnaire de philosophie politique, Paris, P.U.F., 1996